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Nos murs ont une histoire, les rues de Paris en sont riches, et la rue des Cinq Diamants située dans le 13ème arrondissement de Paris, ne déroge pas à la règle. Elle n’a pas toujours été intégrée à la capitale, pourtant elle fut et est encore riche de commerces, de spécificités architecturales et de personnalités qui en ont fait et en font encore un site privilégié du quartier de la Butte aux Cailles.

La Rue des Cinq Diamants, de Gentilly à Paris.

Jusqu’en 1870 environ, la rue des Cinq Diamants faisait partie intégrante de la commune de Gentilly. Elle tient son nom d’une enseigne de commerce qui était en activité dans la rue à cette époque.

La rue des cinq diamants : une originalité architecturale dans les rues de Paris.

A l’image de certaines autres rues de Paris, celle-ci possède notamment 2 particularités architecturales que vos yeux peuvent encore repérer de nos jours : d’une part elle est dotée d’une forte pente (ce qui n’est pas rare à proximité des buttes parisiennes), d’autre part l’un de ses immeubles est encore à ce jour doté d’un mur particulièrement penché, comme vous pourrez le constater sur les photos ci-dessous.

La pente de la rue des Cinq Diamants de nos jours
La pente de la rue des Cinq Diamants de nos jours.

 

Immeuble du 58 rue des Cind diamants avec façade penchée
Le mur penché du 58 de la rue des Cinq Diamants

Il ne s’agit pas d’une illusion d’optique, ni d’une retouche photo, mais bien de l’immeuble situé au 58 rue des Cinq Diamants, Paris 13, dont la façade est particulièrement insolite ! En vous y rendant, vous pourrez aussi déguster la cuisine italienne du restaurant « Les Cailloux » situé au rez-de-chaussée.

Des lieux chargés de toutes les histoires.

Deux autres adresses de la rue entretiennent son histoire et sa couleur. Au 10 de la rue des Cinq Diamants, vous passerez devant le Théâtre des Cinq Diamants ; un lieu de spectacle et de culture marqué par les répétitions régulières des danseuses des Folies Bergères dans les années 30 ou encore des entraînements du boxeur Marcel Cerdan. Au 43, vous pourrez pénétrer dans l’antre de Paris Mythique, véritable boutique du souvenir de la France et du Paris d’hier et d’aujourd’hui, pour compléter votre collection de cartes postales ou chiner des objets d’antan.

Enfin, la rue des Cinq Diamants, est située au coeur du fameux quartier de la Butte aux Cailles, renommé notamment pour ses nombreux lieux conviviaux et populaires pour se retrouver entre amis ou en famille et partager un bon moment.

 

8 Comments

  1. je regarde votre site avec intéret car mes arrieres grands parents, ma mère puis moi et mes frères sommes nés rue des cinq diamants, (dont Balzac parle dans un de ses livres)nous y avons vécu jusqu’en 1968. toute petite, ma mère jouait dans la rue et il fallait l’appeler cent fois pour la faire rentrer, et lorsqu’un jour des ouvriers refirent un peu le pavé de la rue , à force d’entendre la grand-mère crier pour la faire rentrer, ils ont gravé son nom sur les pavés devant la porte, et le nom de Dédé (andrée) y est resté inscrit jusqu’a notre départ. nous habitions au numéro 20 de la rue des cinq diamants, notre maison était une ferme qui appartenait à notre arrière grand-mère, Madame Gadoux, solide auvergnate, propriétaire de la ferme Jeanne d’Arc, et mes parents y ont vendu le lait à tous le quartier jusqu’en 1948. il y avait alors une cinquantaine de veaux et vaches, et je possède encore des photos de ma mère qui mènent les vaches « au paturage » c’est à dire brouter dans les jardins publics de paris, pour lequel elle avait un permis spécial de la ville de Paris. de ma chambre je contemplais toute les nuits la tour eiffel avec son gyrophare typique. tout le monde nous connaissaient et nous étions appelés par les commerçants « les petits de la ferme » !! puis en 1968, la mairie nous a exproprié parceque nous possèdions un immense terrain sur lequel ont été construits ces gands immeubles blancs qu’on peut voir maintenant avec des grilles devant. c’est avec le coeur en miettes que nous avons du quitter notre rue et notre maison, cela a été un vrai traumatisme de détruire une mémoire aussi importante. peut-etre qu’aujourd’hui cela aurait été différent puisqu’on essaye de nos jours de sauvegarder les mémoires d’antan. des journaliste reporters sont venus de la Hollande pour photographier ce qui représentait la dernière ferme de Paris. il me reste peu de photo car elles furent détruites pendant a cause d’une perte d’eau dans le grenier. voilà je voulais ajouter un petit plus à vos articles en vous remerciant de votre travail sur le Paris d’antan. ma mère est décédée cette année à l’age de 99 ans mais mais n’avais jamais oublié sa rue des Cinq Diamants. merci monique punginelli

    1. Chère madame Punginelli,
      Je vous remercie pour ce commentaire extrêmement touchant et émouvant. J’ai eu beaucoup de plaisir à prendre connaissance de l’histoire de votre famille et de toutes ces anecdotes tellement riches. Je vous en remercie chaleureusement.
      Delphine Herman

      1. Chère Madame Herman; j’ai lu votre commentaire avec beaucoup plaisir, hélas avec un peu de retard….! puisque nous sommes en 2017, mais je n’étais jamais retournée sur site. je suis contente qu’il vous ait plu. j’ai senti le besoin de laisser un témoignage car c’est toute une génération qui a disparue,avec certainement son fardeaux de problèmes et de misères liés à l’epoque, mais aussi une génération de travailleurs et de grande dignité. Merci Madame Herman, c’est la mémoire qui permet de maintenir bien vivante l’histoire de l’humanité , de nos villes, de nos pays et de nos ancetres qui ont contribué au progrès, au modernisme aveec certainement beaucoup moins de facilités que celles dont nous disposons mainteenant. Bien cordialement, Monique Punginelli

      2. La Butte aux Cailles est restée très chère à mon cœur.
        J’y ai vécu de 1947 à 1961 : un vrai village !
        Je pense bien connaître Madame Punginelli : je venais chaque jour chercher du lait dans sa ferme et je me souviens bien quand les vaches rentraient à la ferme.
        Je me souviens aussi d’une belle jeune fille (Danielle ?) de la maison qui avait à peu près mon âge.
        Je demeurais au numéro 28 où ma Mère tenait un commerce. Mes parents ont été expulsés, eux-aussi, en 1968.
        Madame Punginelli, lirez-vous ce message ?
        Je vous en remercie d’avance.

    2. La Butte aux Cailles est restée très chère à mon cœur.
      J’y ai vécu de 1947 à 1961 : un vrai village !
      Je pense bien connaître Madame Punginelli : je venais chaque jour chercher du lait dans sa ferme et je me souviens bien quand les vaches rentraient à la ferme.
      Je me souviens aussi d’une belle jeune fille (Danielle ?) de la maison qui avait à peu près mon âge.
      Je demeurais au numéro 28 où ma Mère tenait un commerce. Mes parents ont été expulsés, eux-aussi, en 1968.
      Madame Punginelli, lirez-vous ce message ?
      Je vous en remercie d’avance.

    3. Madame, merci pour cette belle histoire. Recevez tous mes encouragements pour passer l’épreuve de la perte de votre maman. Mes parents sont partis il y a dix ans et je m’en souviens comme si c’était hier. Ils me manquent mais je me réjouis d’avoir pu les accompagner jusqu’au bout.

      Je viens d’avoir la chance de louer un petit studio dans cette rue des Cinq Diamants pour notre fille et je me demandais pourquoi « les cinq diamants ».
      Peut être avez vous la réponse ?
      Que représentaient-ils ?

      Merci à l’avance pour votre réponse.
      Bien cordialement.

      LC

  2. Madame Punginelli,
    Je dois vous connaître. Je demeurais au 28 de la rue et je venais chaque jour chercher le lait chez vous.
    Je me souviens des vaches que vous rentriez dans la ferme.
    Je me souviens bien aussi d’une jeune fille de la maison (j’ai oublié son prénom), une superbe jeune fille brune !
    Mes parents ont dû partir et vendre leur commerce (au Bon Coin) pour aller se réfugier en banlieue. La Rue des Cinq Diamants était restée dans leur cœur – tout comme moi qui en ai gardé tant de souvenirs.

  3. Je vais ajouter mon témoignage : j’ai vécu rue des cinq diamants et j’allais chercher le lait à la Ferme Pinginelli – et je connaissais Monique.
    Mes Parents avaient un commerce au numéro 28 et ont dû, eux-aussi, quitter cette rue qui est restée très chere à leur cœur, tout comme à moi. D’ailleurs, j’y reviens quelquefois …
    Comment contacter Monique Pinginelli ?

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